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Publication de l'enquête sur la sous-traitance dans la plasturgie

A l’occasion du MIDEST, la Fédération de la Plasturgie et des Composites publie les résultats de son enquête sur la sous-traitance en 2014 dans le secteur de la plasturgie.
L’étude a pour objectif de dresser le portrait de la situation du sous-traitant plasturgiste en France. Elle donne quelques pistes de bonnes pratiques pour constituer une base de dialogue avec les pouvoirs publics et les donneurs d’ordre et vise à créer un environnement juridique plus sécurisant.

Près de 2/3 des plasturgistes interrogés soulignent que les sous-traitants subissent des délais de paiement trop longs, de mauvaises pratiques d’achat et sont confrontés à des acheteurs qui privilégient le prix sur la valeur ajoutée apportée à long-terme. « L’industrie de la plasturgie est constituée d’un tissu de PME. Contrairement à l’Allemagne, où la sous-traitance est un levier pour les PME avec la formation de groupements d’entreprises ou de portage à l’export par exemple, c’est un véritable handicap en France : les PME sont fragilisées par les mauvaises pratiques… » relève Luc-Eric KRIEF, Président du Comité des Relations Inter-industrielles de Sous-Traitance (CORIST) de la Fédération.

« Les fournisseurs et les clients de la plasturgie ont augmenté leurs prix 2 fois plus vite que les sous-traitants plasturgistes depuis 2010. Ils ont ainsi pu reconstituer leurs marges au détriment de la pérennité de leurs sous-traitants. Au global, les plasturgistes perdent 11 points de marge, tout en assumant à eux seuls le risque prix matières. Dans une stratégie de sécurisation de leurs approvisionnements, les donneurs d’ordre devraient au contraire accepter plus facilement les hausses des prix pratiqués par les plasturgistes, afin d’assurer la pérennité de leurs fournisseurs » conclut-il.

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