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La Fédération interpelle les candidats sur leur politique industrielle

La Fédération de la Plasturgie et des Composites appelle les candidats à la présidentielle et aux législatives à mettre en place une véritable politique industrielle concernant les matières plastiques et composites. Dans un courrier adressé aux futurs décideurs publics, la Fédération aborde ses inquiétudes et propositions. Elle demande à amorcer un dialogue autour de 5 thèmes majeurs : l’environnement, la santé, l’innovation, la formation, ainsi que la simplification des relations ministérielles.
Quelle politique industrielle pour la filière ?

« Les plastiques et les composites sont des matériaux d’avenir, car ils répondent à des critères de légèreté, résistance et recyclabilité. Nos métiers concernent près de 4 000 entreprises sur le territoire et plus de 200 000 salariés. Au 6ème rang mondial, avec un chiffre d’affaires supérieur à 50 milliards d’euros, dont 30% issus de l’exportation, notre secteur occupe une place importante dans le tissu économique français. Il nous paraît important d’interpeller les politiques sur des sujets essentiels pour nous, et d’amorcer un dialogue avec eux. » explique Florence POIVEY, Présidente de la Fédération.

RECYCLAGE ET SANTÉ : ENCOURAGER LES BONNES PRATIQUES

D’après une étude du Syndicat national des régénérateurs de matières plastiques (SRP), les matières plastiques recyclées peuvent émettre jusqu’à 17 fois moins de CO2 et permettre d’économiser jusqu’à 9 fois moins d’énergies renouvelables pour la production. « Le plastique recyclé peut être utilisé dans de nombreuses situations car il répond à la plupart des réglementations techniques. Nous souhaitons encourager l’économie circulaire et le recyclage, c’est pourquoi nos propositions se focalisent sur 3 axes : 1) l’annulation des interdictions de principe, 2) la mise en place d’un bonus point vert lorsque tout ou une partie du produit est fait avec de la matière recyclée, 3) la mise en place d’une fiscalité responsable, en augmentant la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), associée à la mise en décharge des matières plastiques. » poursuit Florence POIVEY.

Sur le thème sensible des perturbateurs endocriniens, la Fédération appelle à un débat apaisé, constructif et scientifique, en renforçant par exemple le pouvoir de l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques. Organe proche du pouvoir législatif, il produit des analyses de qualité reconnues et fait appel à toutes les parties prenantes.

INNOVATION & FORMATION : LAISSER UNE MARGE DE MANŒUVRE AUX ENTREPRISES

Les formations de la plasturgie et des composites attirent aujourd’hui en moyenne +8% d’apprentis chaque année depuis 2013, y compris sur les niveaux BTS et Ingénieur, alors que la moyenne des autres branches nationales est dans le rouge. Les industriels revendiquent une formation en alternance la plus souple et efficace possible, avec des dispositifs simplifiés, permettant notamment la mixité des publics, quels que soient leurs statuts (scolaire, apprenti, alternant de la formation continue).

La Fédération demande également une plus grande souplesse en matière d’innovation : « Il faut que les entreprises aient les coudées franches pour innover, notamment à travers leur Centre Technique Industriel. Si les actions collectives sont financées par une taxe aux entreprises, son taux nous semble un peu élevé par rapport au besoin et inversement, le plafond au-delà duquel la taxe est reversée au budget de l’Etat, trop faible. » indique Jean MARTIN, Délégué Général de la Fédération.

Pour pallier cette difficulté, la Fédération demande à pouvoir disposer d’une certaine liberté (dans des limites à préciser) pour ajuster les moyens de financement en modulant le taux de la taxe affectée et le plafond qui la limite actuellement dans les deux prochaines années.

UN SEUL MINISTÈRE DE TUTELLE : LE MINISTÈRE DE L’INDUSTRIE

Afin que les problématiques plasturgie et composites soient traitées de la meilleure manière, la Fédération demande à avoir une tutelle administrative unique, représentée par le Ministère de l’Industrie, ou son équivalent. « Cela nous permettra de recréer un véritable dialogue autour de la valeur ajoutée de l’industrie avec les administrations ! » conclut Florence POIVEY.


Source : Fédération de la Plasturgie et des Composites
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