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Brexit : l'incertitude plane sur la pétrochimie

06 décembre 2018

Brexit : le chaos continue

On savait que le Brexit serait difficile, et que son issue, quelle qu’elle soit, pourrait causer des dégâts plus ou moins importants sur l’économie de l’UE et celle du Royaume-Uni. Le projet d’accord de Theresa May, validé par la Commission européenne, n’avait pas vraiment éloigné le spectre du « no deal ». A une semaine du vote du Parlement britannique, les tensions sont plus fortes que jamais et la pétrochimie tremble, d’un côté comme de l’autre de la Manche.

La pétrochimie européenne a de quoi s’inquiéter. L’incertitude règne, et les craintes ont été ravivées le 4 décembre dernier lorsque le gouvernement britannique a subi une série de refus de la part du Parlement. A l’aube du vote crucial sur le Brexit le 11 décembre prochain, ces défaites politiques sont particulièrement inquiétantes.

L’un des revers subis par le gouvernement britannique est particulièrement cuisant. 311 députés contre 293 ont en effet estimé que le gouvernement a commis un « outrage au Parlement » lorsqu’il a refusé de publier un avis juridique sur l’accord de Brexit dans son intégralité. Le vote est d’autant plus significatif qu’il est sans précédent.

Si le Parlement britannique rejette, comme beaucoup le redoutent, le projet d’accord sur le Brexit de Theresa May mardi prochain, c’est toute la procédure de sortie de l’UE du Royaume-Uni qui pourrait sombrer dans la confusion. En effet, le temps manque cruellement pour rédiger et faire approuver un nouvel accord, et la perspective d’un « no deal » désordonné est plus réelle que jamais.

L'agence JP Morgan a depuis mis à jour ses prévisions. Selon elle, le vote prochain sur le Brexit a désormais 40% de chance de déboucher sur un "no deal".

La pétrochimie ne sera évidemment pas la seule industrie à en souffrir mais elle sera en revanche confrontées à des problématiques qui lui sont propres, et pourraient se répercuter en aval de sa chaîne de valeur.

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