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Europe - Chine PET

30 novembre 2017

L’Europe sera-t-elle la nouvelle destination du PET chinois ?

De plus en plus d’offres de matériaux en provenance de Chine se sont avérées compétitives sur le marché européen au cours des dernières semaines, alors que les producteurs locaux ont commencé à baisser leurs prix. Les fournisseurs européens sauront-ils lutter contre les importations ?

Un marché européen actuellement attractif pour les producteurs chinois de PET

La Turquie, l’Indonésie, le Japon, le Canada et les Etats-Unis ont récemment augmenté leurs taxes douanières sur les importations de PET en provenance de Chine ou ont lancé des procédures anti-dumping. Les producteurs chinois dont les ventes se font à l’export sont donc contraints de trouver de nouveaux débouchés pour leurs matériaux. Nombreux sont ceux qui se tournent vers le Vieux Continent.


Leur constat est simple : en plus de la hausse des tarifs douaniers dans certains pays d’Asie du Sud-Est, la demande en PET n’est pas particulièrement vive. La donne n’est pas la même en Europe, où l’absence de JBF et les nombreux problèmes de production ont coupé les robinets de l’offre et laissé derrière eux des plasturgistes ayant de forts besoins d’approvisionnement. Indorama vient d'ailleurs d'annoncer la fermeture définitive de son site de Workington au Royaume-Uni. Plusieurs producteurs chinois ont donc détourné leur offre vers le Vieux Continent et rapportent avoir réalisé d’importants volumes de ventes.

L’offre européenne s’est ajustée entre temps, et le marché a plus ou moins retrouvé l’équilibre. Les producteurs chinois commencent donc à perdre en compétitivité. Ils n’ont en effet pas l’option d’augmenter leurs prix, puisque les acheteurs européens auront tendance à privilégier l’offre locale. Certains prennent donc la décision de réduire leurs exportations.

Les producteurs chinois peuvent toutefois s’appuyer sur la fin des mesures anti-dumping européennes sur leurs exportations en PET. Leurs matériaux sont donc en moyenne 30 à 40 euros/tonne moins chers que l’offre locale, ce qui les rend plus intéressants pour les plasturgistes qui ont pu les tester, voire les faire homologuer.


Les producteurs chinois doivent toutefois surveiller de près leurs concurrents sud-coréens. Ces derniers sont encore compétitifs aux Etats-Unis et au Japon et sont les plus grands exportateurs asiatiques de PET vers l’Europe. Il s’agit donc de maintenir des prix plus intéressants s’ils comptent poser définitivement leur pied sur le Vieux Continent.

Novembre : de nouvelles hausses apparaissent sur le marché européen du PET

Le marché européen du PET connaissait depuis deux mois une tendance baissière. Cette dernière s’est brutalement arrêtée début novembre en raison du sursaut des importations en provenance de Chine, de Corée du Sud et d’Asie du Sud-Est. Les offres à – 30 euros/tonne observées début novembre ont disparu assez rapidement.

Il semblerait que les prix soient en fait repartis à la hausse, bien que l’inscription de ces augmentations dans la durée n’est pas encore certaine. La hausse des importations les a en effet rendues moins compétitives, dans une situation où la demande est déficitaire. Reste à savoir si les producteurs européens se laisseront à leur tour influencer et augmenteront leurs prix, ce qui est pour l’instant incertain. 

Baromètre des matières plastiques – Prochaine enquête entre le 28 novembre et le 5 décembre

Pour rappel, l'enquête du Baromètre des Matières Plastiques est ouverte depuis le mardi 28 novembre. Elle sera clôturée le 5 décembre. Il n'est donc pas trop tard pour vous y inscrire ! Pour ce faire, veuillez contacter Bibiane Arnaud-Barbaza ou votre Délégué Territorial.

Vous pouvez trouver des renseignements sur le BMP ici

Le BMP n'est destiné qu'aux adhérents des syndicats de la Fédération de la Plasturgie et des Composites. Seuls les répondants ayant fourni des données exploitables recevront la synthèse de l'enquête. Le traitement des réponses est effectué de façon scrupuleusement confidentielle, afin que l'anonymat des acheteurs et de leurs entreprises soit conservé.
 
 *Cet article a été rédigé à l'aide de données obtenues dans le cadre de la veille stratégique et de bases de données du Service Intelligence Economique d'Allizé-Plasturgie