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03 décembre 2019

Polyoléfines : quel impact les maintenances ont-elles eu en Europe ?

Si les pétrochimistes effectuent chaque année des maintenances sur leurs sites, l’année 2019 s’annonçait particulièrement chargée, notamment pour le marché du polyéthylène et du polypropylène. En effet, plusieurs sites majeurs allaient être momentanément arrêtés.

Retour sur le calendrier des maintenances de 2019

Plusieurs pétrochimistes ont annoncé assez tôt des maintenances de grande envergure sur les oléfines. Les dérivés, à savoir le polyéthylène et le polypropylène, étaient parfois concernés par ces arrêts. La liste des maintenances prévues était particulièrement fournie et plusieurs sites majeurs allaient être touchés, comme l’indiquait notre carte des maintenances européennes.

Carte des maintenances européennes

Source : carte des maintenances européennes du service Intelligence économique

Sites majeurs impactés au premier semestre 2019 :

  • Versalis à Priolo (Italie), pendant six semaines
  • BASF à Anvers (Belgique) pendant huit semaines
  • Shell à Moerdijk (Pays-Bas) pendant huit semaines
  • Dow à Boehlen (Allemagne) pendant six semaines

Sites majeurs impactés au deuxième semestre 2019 :

  • Ineos à Grangemouth (Royaume-Uni) pendant six semaines
  • BP à Gelsenkirchen (Allemagne) pendant six semaines
  • BASF à Ludwigshafen (Allemagne) pendant 5 semaines
  • LyondellBasell à Wesseling (Allemagne) pendant 6 semaines
  • Sabic à Geleen (Pays-Bas) pendant six semaines
  • Dow à Terneuzen (Pays-Bas) pendant six semaines
  • Repsol à Tarragone (Espagne) pendant sept semaines
  • Total à Gonfreville (France) pendant six semaines

 

Fort impact sur la production d’oléfines au cours du premier semestre

La production ouest-européenne d’éthylène, de propylène et de butadiène a été fortement par les cycles de maintenances listés plus haut au cours du premier semestre 2019. La production continentale d’oléfines aurait en effet chuté de 7 à 8% par rapport à la même période de l’année précédente selon Petrochemicals Europe.

Cela s’explique par le fait que les crackers de BASF à Anvers et de Shell à Moerdijk, soit les deux plus importants en Europe en termes de volumes de production, ont été arrêtés en même temps. A cela s’ajoute des problèmes de redémarrage sur plusieurs sites de production, qui sont restés arrêtés une grande partie de l’année.

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