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interview Thierry Charles, Directeur juridique d'Allizé-Plasturgie

24 juin 2020

Interview de Thierry Charles, Directeur juridique d'Allizé-Plasturgie

Rencontre avec Thierry Charles, Directeur juridique d'Allizé-Plasturgie, pour (re)découvrir l'offre d'accompagnement et de conseil des équipes juridiques (droit social, QHSE, droit des affaires) de votre syndicat interrégional.

Pouvez-vous nous parler de l'offre de service d'Allizé-Plasturgie en matière d'accompagnement juridique ? 

Historiquement, Allizé-Plasturgie s'est construit autour de son service juridique et cela reste un pôle important encore aujourd'hui notamment dans les compétences sociales qui sont le plus sollicitées.

Nous avons trois pôles de compétences : 

  • Le pôle social, qui entretient un lien étroit avec le pôle ressources humaines. 
  • Le pôle droit des affaires et fiscalité (garant des usages de la branche à travers notamment les conditions générales de vente), que nous avons développé et qui fait notre singularité dans le paysage des organisations professionnelles.
  • Le pôle qualité, hygiène, sécurité et environnement / économie circulaire (QHSE). 

C'est en tout une dizaine d'experts expérimentés qui traitent à peu près 12 000 sollicitations (mails/appels téléphoniques) par an. 

Quels sont les sujets sur lesquels vous êtes le plus sollicités ? 

C'est notre pôle social qui concentre le plus de demandes : des questions relatives par exemple à l'organisation du travail, à la paie ou à des mesures disciplinaires, etc. Nous remarquons que les sollicitations sont de plus en plus pointues. Notre objectif n'est pas seulement de dire la loi mais d'accompagner nos interlocuteurs RH avec pédagogie au plus près de leurs préoccupations. Nous notons également un accroissement des demandes concernant la législation autour des plastiques à usage unique et des questions relatives au développement de l'économie circulaire. 

Par ailleurs, dans la période actuelle de crise sanitaire covid-19, nous traitons beaucoup des sujets en rapport avec les ordonnances liées à la crise, la force majeure ou encore les délais de paiement. Nous sommes en relation au sein des entreprises avec des interlocuteurs variés. Par exemple pour ce qui concerne le pôle droit des affaires, ce sont plus souvent les organes de direction des entreprises avec lesquels nous sommes en contact. Récemment, nous avons aussi développé une nouvelle communauté de personnes qui gèrent les problématiques QHSE dans les entreprises et en particulier les sujets d'économie circulaire. 

Au-delà de la réponse aux sollicitations entrantes des entreprises, d'autres formats d'accompagnement des entreprises existent. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ? 

Oui, en effet. Nous organisons par exemple des commissions RH sur les territoires couverts par Allizé-Plasturgie. Par exemple, nous en proposons une tous les trimestres à Lyon et plusieurs par an en Grand Est. Une commission RH nationale se tient également sous l'égide de la Fédération de la plasturgie et des composites et nous y participons, ainsi qu'à la délégation patronale en charge des négociations avec les IRP.

Nous avons aussi beaucoup développé notre activité de publication de contenus utiles pour les entreprises avec les équipes communication/web d'Allizé-Plasturgie, notamment l'enquête salaire ou le "Benchmark social". Les adhérents peuvent ainsi retrouver au sein de leur espace personnel sur allize-plasturgie.org une veille juridique et une veille réglementaire QHSE tous les mois. Nous éditons par ailleurs des fiches pratiques qui répondent à la problématique de fond bien identifiée notamment à travers la récurrence de certaines sollicitations des industriels. Nous contribuons également aux articles dans le Plastilien. 

En 2019, nous avons particulièrement mis l'accent sur les webinaires. Nous étions relativement en avance sur ce type de démarches et nous nous en félicitons aujourd'hui devant le succès de ces nouveaux formats. La crise actuelle confirme que ce sont des outils essentiels. Nous avons enregistré 500 inscrits pour nos webinaires consacrés aux impacts du covid-19. 

Nous proposons enfin des réunions d'actualité juridique sur tous les territoires. Nous y traitons de sujets variés comme par exemple les ordonnances Macron, les dernières négociations et accords de branche.

Nous nous efforçons toujours d'accueillir leurs problématiques avec bienveillance et de faire preuve de pédagogie en appréhendant à la fois le droit et la jurisprudence.

Comment vous êtes-vous organisés pour répondre aux besoins des entreprises dans les circonstances de la crise sanitaire du covid-19 ? 

Dès les premières annonces présidentielles, nous nous sommes mis en ordre de bataille avec l'ensemble des services pour travailler à distance. Nous avions la chance d'être très bien équipés sur le plan informatique et d'avoir eu le temps de bien nous approprier les outils mis à notre disposition. Cela nous a considérablement facilité la tâche. 

Notre priorité a été de maintenir et d'assurer l'accueil téléphonique pour prendre en charge les demandes de nos adhérents. Nous avons également très vite proposé des formats collectifs avec des webinaires ciblés : le 16 mars sur le droit du travail, le 23 mars sur les questions relatives à la paie, ainsi que les 3 épisodes sur la "reprise d'activité". 

Au sein d'un espace web dédié accessible dès la page d'accueil, les adhérents peuvent retrouver toutes les ressources que nous avons mis en ligne (articles, webinaires, FAQ, etc.) et que nous mettons à jour quotidiennement. Cette crise a rapproché nos équipes. La coordination s'est faite naturellement avec les services transversaux comme la communication/web par exemple. 

Le service juridique répond donc à des besoins essentiels pour les entreprises, qu'est-ce qui le distingue des autres acteurs du marché ? 

La différence avec les cabinets d'avocats ou encore les experts comptables auxquels les entreprises font traditionnellement appel sur nos sujets, c'est la réactivité. Et c'est ce qu'apprécient les adhérents. Ce qu'a révélé cette crise, c'est que l'on ne se contente pas de diffuser une information en envoyant le texte d'un décret d'application par exemple. On la traite pour le rendre accessible à des non experts. Parfois nos interlocuteurs ne sont pas formés au droit social. Ils ont donc besoin d'être guidés. 

Je pense également que nos adhérents apprécient d'avoir un contact humain et connu. La dimension relationnelle est importante. Souvent les personnes se sont rencontrées et cela facilite grandement les choses. Nos interlocuteurs sont inscrits dans une relation de confiance, ils n'hésitent pas à poser toutes les questions. Nous nous efforçons toujours d'accueillir leurs problématiques avec bienveillance et de faire preuve de pédagogie en appréhendant à la fois le droit et la jurisprudence. 

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