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Cyril Léotier, Président du groupe Faiveley Plast

05 décembre 2019

[Fier d'être plasturgiste] Interview de Cyril Léotier, Président du groupe Faiveley Plast

Et si nous consacrions de la visibilité à celles et ceux qui incarnent notre filière au quotidien : dirigeant(e)s, collaborateurs, apprenants ? Fier d'être plasturgiste... Une passion industrielle et humaine.

Interview de Cyril Leotier

 

 

Sans plastique, on retourne 100 ans en arrière, y compris au niveau santé et sécurité

Cyril Leotier, Président du groupe Faiveley Plast
 
 
 

Pouvez-vous nous parler un peu de vous et de votre parcours professionnel ?

J’ai 50 ans. Je suis Gadz’Art et fier de l’être. Pour les non-initiés, je suis ingénieur des Arts et Métiers. Je définirais mon poste actuel en disant que je suis fédérateur d'équipes performantes qui ne se prennent pas au sérieux. Ou autrement dit : Président du groupe Faiveley Plast. Le meilleur moyen que j'ai trouvé depuis 25 ans pour lutter contre les galères, c'est d'avoir des équipes soudées qui ne se prennent pas au sérieux ! Industriel, j'ai occupé tous les postes opérationnels dans une entreprise (qualité, production, supply-chain). C'est dire si les galères ça me connaît ...

Qu’est-ce-qui vous a conduit vers la filière plasturgie et composites ?

Après avoir passé 10 ans dans l’injection aluminium et vu le niveau de pollution engendré par cette industrie, je suis parti dans le recyclage de contenants plastiques et métalliques pendant 3 ans. Après ces deux expériences, je me suis dit que la meilleure filière pour moi était la plasturgie : c’est une des filières d’avenir et une des moins polluantes. Et la famille Faiveley, la plus en phase avec mes valeurs.

Quelles sont les spécificités de votre métier / activité de votre entreprise qui vous enthousiasment le plus au quotidien ?

Chaque jour est différent. Les 3 activités du groupe Faiveley permettent d’avoir des cycles de vies des produits et de projets totalement différents. Les 3 domaines industrie, beauté et médical ont aussi 3 cultures et approches différentes. J’adore mes collaborateurs et mes clients (même si des fois ça chauffe un peu …) Quel est votre prochain objectif professionnel et votre ambition pour notre filière ? Le prochain objectif professionnel est de sortir vivant de la crise sous-jacente actuelle, dont personne ne parle et qui va faire de gros dégâts. Concernant la filière, c’est de démontrer que ceux qui font le plastic bashing se trompent.

Fier d’être plasturgiste, qu’est-ce-que cela évoque pour vous ?

C’est comme fier d’être Gadz’art : ce n’est pas le bashing ni la désinformation des journalistes et des populistes qui vont nous faire baisser les bras et abandonner. Sans plastique, on retourne 100 ans en arrière, y compris au niveau santé et sécurité. N’y a-t-il pas une légère différence entre l’image des usines des années 30 à 60 et nos sites aujourd’hui ? Sur chaque secteur, industrie ou produit, le plastique a été synonyme d’innovation et d’amélioration. Y compris pour l’environnement. En effet, de combien de kilos se sont allégés les avions ou les voitures et quel a été l’impact sur les consommations et pollutions ? Quid de la baisse des maladies nosocomiales grâce aux ustensiles en plastique ? Quid de tous les systèmes de sécurité mis en place grâce au plastique : EPI (équipements de protection individuelle), airbag, casques moto/vélo, etc. ? Et enfin, être plasturgiste, c’est être au contact de toutes les industries : auto, aéro, nucléaire, ferroviaire, sport, médical, luxe, soins, parfums, spiritueux …

 
 

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