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Indco donne une seconde vie aux rebuts plastiques

24 janvier 2020

Indco donne une seconde vie aux rebuts plastiques

Acteur de la préservation de la planète depuis près de 50 ans, la société Indco, qui vient d’ouvrir un nouveau site près de la Flèche (72), est spécialisée dans le recyclage de matières plastiques depuis 1970. Les rebuts industriels qu’elle traite sont broyés et transformés en granulés qui deviennent des matières premières secondaires pour la fabrication de nouveaux objets en plastique. L’entreprise prévoit d’embaucher 25 personnes d’ici cinq ans.

En 2004, fort d’une expérience professionnelle au sein du groupe Américain 3M, le dirigeant actuel, Nicolas Payre, a fait le choix d’acquérir la société iséroise, pour laquelle il avait déjà travaillé en tant que fournisseur ! L’activité industrielle et de négoce a fortement évolué et l’entreprise a amorcé un nouvel essor grâce à des investissements digitaux et productifs. La société compte aujourd’hui 23 collaborateurs et affiche un chiffre d’affaires de 4 millions d’euros. Dans ce contexte de croissance, la société Indco, vient d’ouvrir une nouvelle usine de 2500 m² sur 10 000 m² de terrain dans le Pays fléchois. Un bassin particulièrement propice au développement industriel reliant les grands axes Orléans, Nantes et Paris et sur lequel Indco a déjà une clientèle. Un projet élaboré avec l’accompagnement d’un consultant induisant une stratégie sur 10 ans. A noter par ailleurs que la Présidente de région des Pays de la Loire a soutenu et encouragé la création de ce site industriel à la Flèche. L’entreprise s’est installée avant l’été, zone de La Bertraie, afin de développer une activité de valorisation et de transformation de rebuts plastique.

Indco : une stratégie, des valeurs

Le dirigeant, Nicolas Payre s’est exprimé à propos de la stratégie d’Indco :

Cette nouvelle implantation offre des avantages incontestables : réduction significative des temps de transport, une logistique de proximité facilitée, une meilleure gestion des flux, dans le respect d’une éthique environnementale, et la création d’une image qualitative avec un accent particulier sur la traçabilité. D’autre part, nous avons la volonté constante d’être un éco-référent matières. Plus concrètement, notre crédo repose sur trois axes : l’agilité, ce qui implique la capacité à se donner les moyens de servir ses clients via la proximité, la réactivité et la qualité. La responsabilité : minimiser les impacts environnementaux, pratiquer l’économie circulaire et s’inscrire dans une démarche vertueuse en recherchant constamment de nouveaux exutoires. L’humanité : une entreprise à taille humaine au sein de laquelle chaque collaborateur est impliqué. Le partage des valeurs et une stratégie afin de fidéliser le personnel.

Valoriser les déchets post-industriels

Indco n’est pas un acteur de la filière de traitement des déchets ménagers.

Nous sommes dans un marché de recyclage de matières plastiques post-industrielles. On ne traite pas de déchets post-consommation. Les déchets post-industriels, ce sont des pièces qui sortent de production des usines de plasturgie, neuves, ou issues des chaînes de production suite à un problème de contrôle qualité, et que l’on réintègre dans un processus de fabrication d’un nouveau produit. » explique Nicolas Payre.

Matière première secondaire

Les origines de ces rebuts sont aussi diverses que leurs formes, leurs couleurs ou leurs utilisations. Il peut s’agir de pièces injectées pour l’automobile, pour des biens d’équipement, le bâtiment, les emballages, la cosmétiques ou le médical, comme des rames de paddle, des emballages alimentaires, des phares de voiture, des flaconnages etc. Ces différents types de polymères, Indco va les broyer et les transformer en granulés, lesquels deviennent alors une matière première secondaire. Toutes les matières traitées par Indco sont réinjectées dans un schéma d’économie circulaire via une offre green et globale de valorisation.

Revente de la matière

La matière est revendue (80 % à l’export) à des entreprises de plasturgie injecteurs, extrudeurs ou à des compoundeurs (recoloration ou ajout de charge), qui en feront de nouveaux produits. Ainsi, le flacon de gel douche deviendra un toboggan, un manche de pinceau, une poubelle, un seau, un bidon.

Le rebut, c’est une ressource. 

Vingt-cinq recrutements d’ici 5 ans

Indco traite 8 000 tonnes de matière par an. L’objectif de Nicolas Payre, qui a racheté la structure en 2004, est de doubler ce chiffre d’affaires d’ici cinq ans et de faire grimper l’effectif à 50 salariés. L’entreprise a étoffé son offre en rachetant en 2014 la société ADN, spécialisée dans le négoce de lots obsolètes La société est également présente par le biais de sa filiale Triveo, société d’économie sociale et solidaire pour le démantèlement et le broyage des plastiques complexes, et apporte une réponse aux futures directives européennes qui interdiront l’enfouissement en 2023. Nicolas Payre est également co-président de l’association Thermoformer, qui promeut le thermoformage en France. L’objectif est d’organiser des journées techniques permettant la mise en relation des acteurs concernés par ce process. C’est aussi un moyen de lutter contre les attaques adréssées au plastique et de valoriser une approche technique permettant la protection des aliments, d’informer le public que les emballages sont dotés de véritables vertus techniques, technologiques plutôt que marketing. Aujourd’hui, Indco affirme une volonté de garder son autonomie et se donne les moyens de réussir en suivant les évolutions technologiques, en respectant les exigences normatives. Face aux enjeux économiques, écologiques et au plastique bashing, l’entreprise souhaite se positionner tel un référent Eco matières et accompagner les industriels dans leur démarche de développement durable avec des solutions de recyclages dédiées à leurs besoins.

 
 

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