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30 septembre 2018

Fabrice Bachelier vient de prendre la présidence de l'ITECH

Fabrice Bachelier, directeur général de Georg UTZ, est un industriel engagé pour la profession et convaincu par les valeurs de l’ITECH au service de la plasturgie

fabrice Bachelier

Mon projet est de booster véritablement la notoriété de l’ITECH auprès des adhérents de notre filière et de communiquer beaucoup plus largement sur la qualité des profils issus de cet établissement. L’image de l’ITECH est très positive mais reste encore trop méconnue des dirigeants d’entreprises de plasturgie.

Fabrice Bachelier
Président ITECH

Allizé-Plasturgie :  Vous venez d’être élu Président de l’ITECH. Pouvez-vous nous présenter cette école en quelques mots et quelques chiffres

Fabrice Bachelier : « Cette école d’ingénieurs basée à Ecully (69) est historique et va fêter ses 120 ans en 2019. Créée en 1899, cet établissement destiné à former des cadres et des ingénieurs, a eu pour première vocation l’industrie du cuir, très renommée en région lyonnaise à cette époque. L’activité de l’école a considérablement évolué et propose aujourd’hui des formations d’ingénieurs dans quatre secteurs d’activité : la chimie de formulation, la plasturgie, le textile et l’industrie du cuir, son créneau initial. L’ITECH dispose de deux établissements, l’un basé à Ecully et le second à Roanne, spécialisé dans le domaine du textile. Sur le site d’Ecully, près de 500 étudiants sont formés chaque année dans les 4 domaines d’expertise de l’ITECH. »

Allizé-Plasturgie : Pouvez-vous nous parler du mode de gouvernance de l’Itech et de votre motivation pour exercer ce nouveau mandat ?

Fabrice Bachelier : « Cette école est pilotée par les quatre fédérations des industries de la plasturgie, du textile, du cuir et de la chimie des formulations. Pour la première fois, la plasturgie a été retenue à la présidence de l’institution. Au sein d’Allizé-Plasturgie où j’exerce en qualité d’administrateur, on m’a proposé de succéder à Emmanuel Rossi qui représentait notre branche. J’ai accepté cette mission car je suis passionné par les nouvelles technologies, et désireux de découvrir des mondes industriels différents et que je pense que pour avoir les meilleurs talents, les industriels doivent s’investir dans la formation des jeunes et s’impliquer dans les contenus pédagogiques des centres d’apprentissage. On ne peut pas uniquement dire que l’on ne trouve pas de talents formés. C’est aussi à nous de faire part de nos besoins, de nous lancer dans la formation de jeunes et de promouvoir nos filières trop souvent décriées. Il faut savoir que l’ITECH est très précurseur dans le domaine de la plasturgie depuis 1960, les premières années d’existence de notre industrie. Prochainement, dans le cadre de notre phase de développement au sein deUtz France, je vais être amené à créer près de 70 postes. Plus que jamais, pour répondre aux exigences des marchés dans notre filière, nos besoins en personnel qualifié sont croissants. La recherche et le développement des nouveaux matériaux sont la science moderne dans notre vie quotidienne pour tous les secteurs de marchés. Aujourd’hui, il est impératif de valoriser les formations de haut niveau dans la plasturgie. »

Allizé-Plasturgie : Quelles sont les opportunités professionnelles dans le secteur de la plasturgie et des composites pour les ingénieurs diplômés de l’ITECH ?

Fabrice Bachelier : « Cette école bénéficie d’une belle ouverture sur le monde de l’entreprise, et d’un partenariat étroit avec des enseignants-chercheurs, d’où des formations de haut niveau, au cœur de l’innovation. A l’issue de leur cursus, les jeunes ingénieurs sont déjà opérationnels pour exercer après trois stages en milieu industriel, dont un semestre à l’étranger, ce qui leur donne une très bonne maîtrise de la langue anglaise, indispensable dans nos métiers.Les ingénieurs nouvellement promus sont en mesure d’occuper des postes dans le domaine de la R & D, ou encore de la conception de pièces industrielles ».

Allizé-Plasturgie : « Quelle est votre stratégie, en qualité de Président de l’ITECH, dans les mois à venir ? »

Fabrice Bachelier : « Dès le mois de septembre, j’ai l’intention de me rendre dans l’établissement de Roanne pour prendre connaissance de leur activité et réfléchir aux actions à mener. Plus concrètement, mon projet est de booster véritablement la notoriété de l’ITECH auprès des adhérents de notre filière et de communiquer beaucoup plus largement sur la qualité des profils issus de cet établissement. L’image de l’ITECH est très positive mais reste encore trop méconnue des dirigeants d’entreprises de plasturgie. Un important travail de communication reste à faire. Ce sera l’une de mes principales missions. »

Allizé-Plasturgie : « Vous êtes avant tout Directeur Général de la filiale française du groupe Georg Utz. Pouvezvous nous dire quelques mots sur votre entreprise et vos projets ? »

Fabrice Bachelier : « Pour rappel, UTZ France appartient à un groupe de 1 150 salariés et possède 8 usines dans le monde. La structure que je dirige, sur Bressolles (01) compte 50 salariés et génère un chiffre d’affaires de 16 millions d’Euros. A ce jour, pour répondre à des besoins liés à la croissance, nous allons être amenés à emménager dans une nouvelle usine dans la Plaine de l’Ain en 2020. Notre objectif : quadrupler notre superficie, doubler le parc machines, ainsi que notre chiffre d’affaires. Dans le cadre de notre évolution, je prévois entre 50 et 70 recrutements dans tous les domaines : fonctions administratives, commerciales, comptables, et techniques. Nous sommes aussi très orientés vers l’apprentissage : 10 % de nos effectifs sont des alternants dont certains du Cirfap (Centre Interrégional de Formation alternée en Plasturgie). Nous prévoyons le recrutement d’apprentis : pour le Bureau d’Etude, la maintenance et la conception. Très fréquemment, ces jeunes, à l’issue de leur formation technique en alternance, ont un fort sentiment d’appartenance et s’engagent au sein de notre entreprise sur le long terme.»