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04 février 2019

Un nouveau président et une nouvelle gouvernance pour IPC

Le nouveau conseil d’administration d’IPC, le Centre Technique Industriel de la plasturgie et des composites, vient d’élire son nouveau Président, Etienne Béchet de Balan, qui succède ainsi à Paul Valette. Nous avons interviewé Etienne Béchet de Balan à la suite de son élection, afin de recueillir ses premières impressions et de connaître son état d’esprit après ces premières semaines de présidence.

 

Comment s’est passée la création de l’IPC ?
Je souhaite avant toute chose remercier tout particulièrement Florence Poivey (ancienne Présidente de la Fédération) et Jean Martin (Délégué Général de la Fédération) pour leur rôle déterminant lors de la création du CTI. Ils ont travaillé pendant plus de deux ans pour fédérer toutes les parties prenantes, définir les objectifs et les missions du nouveau CTI, et obtenir l’accord de l’Etat.

 

Etienne bechet de balan

Jean est venu de nombreuses fois dans toutes les régions pour nous convaincre, nous les industriels plasturgistes, du bien-fondé de cette démarche, et à cette époque, Allizé-Plasturgie s’était montré particulièrement pro-actif. Les entreprises ont su voir, malgré quelques réticences liées à la création d’une Taxe Affectée, tout l'intérêt d’un centre technique totalement dédié à notre profession.

Où en est-on aujourd’hui ?
Mon prédécesseur Paul Valette, en collaboration avec le Conseil d’administration et les équipes opérationnelles ont accompli en 3 ans un travail considérable : ils ont mis en place la gouvernance d’IPC, piloté la fusion des équipes et des savoir-faire du PEP, de COMPOSITEC, de ISPA-E, du CEMCAT, de 3SinPack, et de la JCEP. Le COSS (Comité d’Orientation Stratégique et Scientifique), en accord avec Bertrand Fillion, Directeur de la Recherche a défini le Programme Général de Recherche, qui a permis le lancement de nombreux projets collaboratifs et d’actions collectives.

Quels objectifs vous fixez-vous ?
Notre objectif est que demain, l’IPC soit véritablement un outil au service de tous les industriels plasturgistes français, accessible à tous, des plus petits aux plus grands. Dans le contexte d’une concurrence internationale exacerbée, notre ambition est de rendre nos industriels plus compétitifs, grâce à des produits à forte valeur ajoutée, plus légers, plus innovants, plus intelligents, plus connectés et évidemment respectueux de l’environnement. Il est important aussi que nous contribuions à accélérer le « time to market », et à aider à l’amélioration de la productivité de nos usines, c’est-à-dire la baisse de nos coûts. 

« La Fédération apporte tout son soutien à Etienne Béchet de Balan pour engager IPC dans les enjeux prioritaires de notre profession. IPC a un rôle stratégique pour notre industrie, car il est l’unique centre technique industriel entièrement dédié à la filière des plastiques et des composites. Nous souhaitons inscrire IPC en tant qu’acteur majeur national dans l’innovation et la R&D et ce, pour longtemps », explique Jean Martin, Délégué Général de la Fédération de la Plasturgie et des Composites.  

 

Comment allez-vous faire pour atteindre vos objectifs ?
Nous allons accentuer les transferts de technologie et la diffusion des savoir-faire. Nous lancerons de nouveaux projets collectifs associant des industriels utilisant tous les domaines de la plasturgie. Bertrand Fillion, avec le total soutien du CA et du COSS, souhaite accélérer les partenariats avec d’autres centres de recherche français et européens, et ainsi devenir un Centre de référence, un acteur majeur de l’innovation et de la R&D.

Comment s’articule le rôle de l’IPC par rapport à Plastipolis ?
IPC est parfaitement complémentaire par rapport aux projets innovants portés par Plastipolis, et d’autres clusters. Comme aime à dire Luc Uytterhaegue, notre Directeur général, « Eux sont la tête, nous sommes les jambes… ».

A ce propos, nous ne pouvons qu’être ravis que Plastipolis vienne d’être reconnu par l’Etat à l’issue de la Phase IV.

Sur quels projets travaillent les équipes d’IPC ?
Une importante réflexion a été lancée par la management de l’IPC pour que les projets sur lesquels ils travaillent soient réellement « différenciants », c’est-à-dire qu’ils doivent apporter aux industriels des réponses sur des sujets encore peu avancés en matière de R&D, comme l’économie circulaire, l’impression 3D ou l’intégration d’intelligence. L’objectif est de créer des « startups » en collaboration avec des industriels, afin de leur apporter des solutions technologiques avancées.

IPC est-il impliqué dans l’économie circulaire ?
Le plan d’action d’IPC est aligné sur la stratégie impulsée par Benoît Hennaut, Président de la Fédération de la Plasturgie et des Composites. Il s’agit de démontrer combien l’utilisation des polymères permet des objets du quotidien plus solides, légers et recyclables. Au-delà de la simple « éco-conception », il est essentiel que nous participions à une véritable économie circulaire, respectueuse de l’environnement, qui réponde aux attentes de nos concitoyens.

Cela passe par une intégration croissante de matières recyclées au sein des process de fabrication, mais aussi en ayant toujours en tête la recyclabilité des produits que nous fabriquons.

Comment voyez-vous votre rôle en tant que président de l’IPC ?
Je conçois ce rôle, que j’ai eu l’honneur de me voir confier par le CA de l’IPC fin janvier, comme celui de porte-parole des industriels auprès de l’IPC, en veillant à ce que notre CTI soit bien conforme à ses missions de « diffuseur d’innovation ». A ce sujet, les relations de l’IPC avec les syndicats plasturgistes, et en particulier Allizé-Plasturgie, sont pour moi primordiales. Je me considère aussi comme le porte-parole de l’IPC auprès de notre environnement économique et politique, afin que le CT-IPC soit reconnu et soutenu comme un acteur majeur de la recherche et de l’innovation en France, en particulier dans un contexte où l’Etat souhaite réduire et redéfinir nos ressources futures.