Aller au contenu principal
Trophée Andros : le pari de l'électrique !

22 mars 2019

Trophée Andros : le pari de l'électrique !

Notre participation au trophée Andros 2018-2019 a été couronnée de succès, avec une très belle 3ème place au classement général, ainsi qu’une victoire d’Aurélien Panis en duo avec son père Olivier, lors de la super finale au Stade de France. Et ce n’était pas gagné. Faire le pari de l’électrique dans une course avec des voitures thermiques était osé. Mais nous l’avons relevé.

Sur le Podium

L’avenir de la voiture est à l’électrique, et cela s’applique aussi au sport automobile. C’était un challenge pour notre pilote, Aurélien Panis, qui concourait pour la 1ère année dans la catégorie reine « Élite pro ». Après 2 années très convaincantes dans la catégorie électrique (2ème en 2017 et vainqueur en 2018), Aurélien a donc crânement joué sa carte et cela fut payant avec des débuts tonitruants et une victoire sur la 1ère étape (Val Thorens, 8-9 décembre). La guerre entre les thermiques et les électriques était alors lancée. Et que la bataille fût rude mais belle. Au fil des courses, les électriques ont démontré qu’elles avaient bien leur place dans cette course. Silencieuses, et aussi rapides que les thermiques, les voitures électriques ont fait belle figure. Franck Lagorce, également pilote d’une électrique, a remporté 2 courses. Et nous pourrions faire remarquer malicieusement que pour cette 1ère année sur le trophée, les voitures électriques ont été bridées à un équivalent de 300 cv pour rivaliser avec les thermiques (350cv) alors que leur potentiel est de 500 cv !

Stade de france - Trophée Andros Aurélien et olivier Panis

Une sensibilisation réussie des lycéens

Ce sont au total environ 300 lycéens qui ont pu être mobilisés sur cette édition du trophée Andros. Chaque classe était parrainée par un industriel. Ce professionnel leur a fait découvrir son métier, son entreprise, les techniques de fabrication. L’objectif était de susciter la curiosité des élèves et de provoquer des échanges, qui ont été nombreux. Cette rencontre était suivie d’un déplacement sur le trophée Andros, permettant aux élèves de suivre la course en direct, de rencontrer les pilotes, de visiter les écuries et de vivre cet instant magique. Notre camion Puxi était également présent sur 3 étapes : Val Thorens, Lans en Vercors et Super Besse. Il a permis de sensibiliser les lycéens ainsi que le grand public aux différentes techniques de transformation des plastiques : injection, extrusion, thermoformage, imprimante 3D, avec des activités ludiques et pédagogiques : quizz, vidéos participatives, … Le parcours des lycéens s’est poursuivi dans un 3ème temps avec une visite d’usine.

Un avenir 100% électrique

A terme, l’organisateur du trophée souhaite que celui-ci soit 100% électrique. Max Mamers, ancien pilote et organisateur nous l’assure :

 le Trophée Andros sera 100% électrique dans les deux ans qui viennent ou ne sera plus 

Il semble clair que dans notre société actuelle, de plus en plus soucieuse du respect de l’environnement, le choix de l’électrique est une évidence.

Les plastiques ont un rôle à jouer 

Dans l’industrie automobile, les plastiques permettent une absorption de l’énergie, une réduction du poids et un design innovateur, tout en contribuant à la sécurité des occupants. Des caractéristiques comme l’absorption des chocs par les pare-chocs, la suppression des risques d’explosion dans les réservoirs de carburant, les ceintures de sécurité, les airbags et d’autres accessoires visant à sécuriser les occupants comme les sièges de sécurité en plastique durable destinés à protéger les plus jeunes passagers font du plastique le matériau le plus sûr pour les applications automobiles. Les composants de plastique pèsent 50 % de moins que les composants similaires à partir d’autres matériaux, ce qui signifie une amélioration de 25 à 35 % en termes d’économie de carburant. Par ailleurs, Pour chaque kilogramme perdu, une voiture émettra 20 kg de moins de dioxyde de carbone durant sa vie opérationnelle. Pour notre voiture « Plastic’Up » pour ce trophée Andros 2018-2019, la société Exagon, qui a conçu le véhicule a utilisé du polyuréthane rigide en injection pour les modules de batterie de traction.

Pour les pièces imprimées 3D, ils ont utilisé du PLA pour tous les supports non exposés aux températures élevées, et de l’ABS pour les pièces de chauffage et autres supports. Enfin, ils ont imprimé des pièces 3D en plastique qui ont servi de masters pour la réalisation de pièces en fibre. Néanmoins, le poids de la batterie (240 kg) reste un problème. Les gains de poids obtenus grâce à l’utilisation des plastiques ne suffisent pas à compenser le poids de la batterie, ce qui rend les véhicules électriques sur le trophée Andros plus lourds de 60 kg. Cela représente un désavantage : l’inertie de la voiture et l’effort sur les pneus sont plus importants (usure plus rapide des pneumatiques), à puissance équivalente l’accélération est plus faible, le freinage moins efficace et endurant, etc…

La solution : l'innovation

Une équipe composée de chercheurs de l'université de Tokyo, de Toray Industries, Sumitomo Chemical, Mitsubishi Chemical et Bridgestone a conçu un prototype de voiture électrique dont plus de la moitié de la structure est faite en polymère renforcé de fibres de carbone (PRFC). Le PRFC a entre autres servi pour la fabrication des ressorts de suspension, des amortisseurs, des packs des batteries et d’éléments intérieurs. Cela a permis de réduire le poids de 38 % par rapport au poids moyen d'une voiture électrique compris entre 1.300 et 1.400 kg. Résultat, l'ItoP (Iron to Polymer), c'est son nom, ne pèse que 850 kg, ce qui se traduit logiquement par un gain d'autonomie. Beaucoup reste à faire pour que les véhicules électriques puissent rivaliser avec les voitures thermiques. Néanmoins, avec les avancées technologiques et une utilisation intelligente des plastiques, on peut envisager dans un avenir proche des véhicules avec une autonomie proche de celle des thermiques.