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albea

13 septembre 2017

Albéa Argonne : de nouveaux prestataires un peu particuliers

Très connu dans le milieu de la plasturgie, le groupe Albéa, leader mondial dans le secteur de la fabrication d’emballages pour produits de beauté et de soins, accorde une très grande importance à sa responsabilité sociétale et environnementale, comme en témoignent ses nombreuses actions en matière de santé - sécurité et développement durable (mise en place de démarches d’écoconception, de plans de réduction des consommations énergétiques, insertion de personnes en situation de handicap, etc.).

C’est dans le cadre d’une réflexion concernant la réduction de l’empreinte environnementale de l’entreprise, menée par les services Achats et HSE du site d’Albéa Argonne (situé à Sainte-Menehould dans le département de la Marne) qu’est née l’idée de repenser totalement les modalités d’entretien des espaces verts situés aux abords de l’entreprise.

Idée rapidement concrétisée à l’occasion de la journée mondiale de l’environnement (le 5 juin dernier) avec l’arrivée sur site d’un véritable cheptel d’ « éco-tondeuses » de la société Greensheep.

En effet, séduite par la possibilité de recourir à des éco-prestataires favorisant la biodiversité et permettant le développement d’un cadre de travail reposant et silencieux toute l’année, la société a fait le choix de peupler les espaces verts entourant le site d’Argonne par pas moins de 35 ovins.

Pour ce faire, le prestataire propose une démarche sécurisée intégrant l’installation de clôtures, d’abris et d’abreuvoirs, la prise en compte des aspects sanitaires, vétérinaires et assurantiels, le suivi bimensuel du troupeau par un berger local et la prise en compte des impératifs d’un site industriel.

cheptel

De fait, avec plus de 35000 m² à entretenir, il était nécessaire d’avoir recours à un cheptel conséquent (il faut compter un mouton pour approximativement 1000 m²) adapté au climat de la Marne et au milieu industriel.

C’est pourquoi ce sont exclusivement des moutons d’Ouessant qui ont été sélectionnés, du fait du caractère rustique de la race (petite taille allant de 40 à 50 cm au garrot pour 20 kg maximum, peu de besoins en boisson et nourriture complémentaire, etc.). Avec désormais plus d’un mois de recul, force est de constater que la démarche interpelle, aussi bien les salariés que les clients de l’entreprise avec pour l’heure des retours unanimes.

Quelle ne fut pas la surprise des leaders internes du projet lorsque différents salariés sont venus s’enquérir de l’état de santé de leurs nouveaux voisins lors des périodes de fortes chaleurs rencontrées à la mi-juin. Il apparait désormais évident que les moutons ont véritablement été adoptés par les salariés, salariés qu’il a par ailleurs fallu réfréner ( ne pas nourrir les animaux, ne pas leur donner à boire, ni les caresser), les moutons étant parfaitement autonomes dans le milieu qui leur est désormais dévolu.A noter que cela permettra également aux salariés et à leurs familles de bénéficier de démonstrations de tonte et de rassemblement de troupeau lors de journées dédiées ou lors de sorties scolaires.

Toutefois il reste une dernière inconnue, en l’occurrence la perception de cette démarche par l’ensemble des clients de l’entreprise puisqu’il ne faut pas oublier qu’un espace brouté par un mouton sera nécessairement moins « net » que le même espace tondu par une machine mais gageons que ces derniers se montreront plutôt ravis par cette démarche originale et éco-responsable, comme le sont jusqu’à présent les clients ayant fait le déplacement sur site.

Pour finir, concernant l’aspect financier de l’opération, les éventuels gains seront à mesurer lors du bilan à 3 ans de cette opération. Néanmoins, du fait de l’escarpement des talus qui nécessitaient au préalable l’emploi d’un robot, il est tout à fait possible qu’il y ait des économies à la clé, la cerise sur le gâteau en quelque sorte.

Enfin, il semblerait que cette démarche pilote ne laisse pas insensibles les entreprises voisines qui s’y intéressent de très près, avec pour finalité, qui sait, une démarche d’éco-pâturage mutualisée ?