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La plasturgie au chevet de la biodiversité

29 avril 2019

La plasturgie au chevet de la biodiversité

Le groupe Treffert, reconnu dans le monde de la plasturgie pour ses nombreuses activités de développement, production et distribution de mélanges-maîtres (couleurs et/ou additifs) est né en Allemagne en 1928 et était à l’origine, dédié à l’import/ export de matières premières et autres adjuvants pour les industries du caoutchouc, de la peinture et de la chimie. C’est la seconde génération de la famille Treffert qui fit de l’entreprise un fabricant de mélanges-maîtres pour les industries des plastiques et décida de créer Treffert SAS en 1992 à Sainte Marie aux Chênes (à proximité immédiate de Metz et des frontières européennes).

Dès son implantation, l’entreprise a décidé de mettre en pratique les valeurs et préceptes défendus par le groupe familial, avec une conscience écologique prégnante et la conviction profonde de l’importance du rôle sociétal des entreprises. C’est pourquoi, décision fut prise de boiser les espaces verts jouxtant l’entreprise afin d’améliorer le cadre de travail de ses collaborateurs tout comme le cadre de visite des clients et ainsi mettre en valeur le terrain vis-à-vis du voisinage. Cette volonté se traduisit par la plantation de plus de soixante-cinq chênes aux abords de l’entreprise.

Cette démarche de végétalisation et de naturalisation des abords de l’entreprise s’est poursuivie en 2007, par une nouvelle plantation de plus d’une centaine d’arbres (cèdres, acacias, thuyas, sapins, etc.). Force est de constater que ces démarches furent largement facilitées par la conscience écologique du groupe (en effet, cette conscience écologique marquée semble être plus naturelle pour nos voisins d’outre-Rhin sensibilisés depuis fort longtemps aux enjeux du développement durable).

Forte du succès de ses premières démarches et encouragée par la perception très positive de ses actions par ses salariés, la société a souhaité poursuivre et démultiplier ce type d’actions tout en associant et impliquant encore plus les salariés dans le cadre d’un projet d’entreprise partagé et fédérateur. Parmi les différentes actions initiées en ce sens, on notera tout d’abord en 2017 la mise en place d’un hôtel à insectes ainsi que le développement d’un partenariat avec un apiculteur local ayant permis la mise en place de ruches sur les quelques 3.5 hectares de terrain enherbé de l’entreprise. Le choix de ce projet d’implantation de ruches a été décidé notamment du fait de l’image très positive des abeilles (animal en danger et très utile car pollinisateur, non nuisible car ne pénétrant pas dans le bâtiment et ne générant pas non plus de nuisances pour le voisinage) et de la volonté de bon nombre de salariés de s’impliquer fortement dans le projet. Tant et si bien que les relations entre l’apiculteur et l’entreprise sont centralisées et gérées par un des délégués du personnel de la société.

En outre, ces abeilles trouveront également toute leur utilité dans le cadre du projet futur de l’entreprise qui consisterait en la mise en place d’un potager partagé. En effet depuis 2017, Fabien Lefebvre, apiculteur à Jarny (à quelques kilomètres de l’entreprise), a installé et entretient désormais une quinzaine de ruches sur le terrain de la société, ruches qui comptent chacune en moyenne de 30 à 40 000 abeilles. En contrepartie de l’installation et l’entretien de ces ruches, la société s’est engagée à racheter une partie de la production (en fonction des souhaits et possibilités de l’apiculteur) au prix du marché afin de les offrir en cadeaux aux partenaires. En outre, l’entreprise s’est également engagée au niveau de l’entretien de ses espaces verts. En effet, la société s’engage à n’utiliser aucun traitement chimique et à mener une tonte raisonnée des abords engazonnés de l’entreprise.

Cette tonte raisonnée se traduit in fine par une fauche annuelle sans ramassage sur l’ensemble de la parcelle de l’entreprise hormis la zone de repas extérieur des collaborateurs ainsi que le long des bâtiments où une tonte rase par micromulching (le gazon tondu est haché très finement et redéposé sur la pelouse) est réalisée par des robots de tonte. En outre on constate que la conscience écologique de la société Treffert et de ses collaborateurs ne se limite pas aux seules abeilles puisque de nombreux projets, outre le projet de potager partagé, sont à l’étude ou en cours de déploiement.

En effet, une nouvelle phase de végétalisation des abords de l’entreprise est prévue en 2019, avec notamment la plantation de plantes mellifères afin de favoriser l’implantation et le maintien des abeilles sur le site. Par ailleurs, on notera également l’existence de nombreux contacts entre la société et la Ligue de Protection des Oiseaux compte tenu d’une part de la présence naturelle de nombreux oiseaux sur le site et d’autre part afin de lutter contre la présence et la prolifération de chenilles processionnaires. Ces contacts ont abouti à l’installation de mangeoires et de nichoirs afin de favoriser la venue et l’installation d’espèces avicoles prédatrices de ces chenilles processionnaires, principalement des mésanges et autres passereaux. Pour conclure, s’il apparait désormais évident que l’entreprise est très sensible aux questions de développement durable, il est fondamental de garder à l’esprit que cette notion de développement durable ne se résume pas qu’à l’écologie et concerne également le rôle et la responsabilité sociétale de l’entreprise. C’est pourquoi Treffert est également très impliqué dans la vie associative et caritative locale en étant à la fois bienfaiteur du club de basket de Sainte-Marie-aux-Chênes, mécène du Rotary Club, mais également sponsor officiel de Ludwig Brouillard, athlète handisport international de Boccia (sport mêlant en quelque sorte la pétanque et la boule lyonnaise) et ancien stagiaire de la société. Gageons que ces actions volontaristes externes de fond trouvent un écho particulier en ce moment où, fidèle à son esprit pionnier de la coloristique, Treffert travaille sur des mélanges-maîtres issus du monde végétal. Sans prendre de ressources à l’Homme ni aux animaux, de nouvelles couleurs alliées aux matériaux biosourcés sont désormais possibles. »