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Microtechnic dans les starting-blocks avant Genève !

27 mars 2019

Microtechnic dans les starting-blocks avant Genève !

MICROTECHNIC, équipementier monégasque spécialisé dans la gestion des fluides automobiles, attend le prochain Salon de Genève avec une impatience non dissimulée. Sous le feu des projecteurs, des nouveautés rutilantes étrenneront les toutes dernières trouvailles de l’équipementier azuréen. Un évènement qui confirme l’importance de l’Innovation, dans un secteur automobile de plus en plus concurrentiel.

La gestion des fluides : un enjeu majeur !

Tel un organisme vivant, une automobile est irriguée d’artères, de veines et de vaisseaux. Plus précisément, les circuits d’alimentation en carburant, de refroidissement, ou encore les dispositifs pneumatiques et hydrauliques dédiés au freinage, demeurent des organes particulièrement stratégiques du véhicule. Leur fonctionnement irréprochable et durable constitue l’une des clefs de la sécurité des occupants. Spécialiste de la gestion des fluides, MICROTECHNIC s’impose en particulier depuis quelques années comme l’un des leaders mondiaux des réservoirs de liquide de freins, et des dispositifs d’alimentation en carburant. Des produits qui requièrent une grande rigueur de développement, et font l’objet de procédures d’homologation particulièrement strictes. A titre d’exemple, les réservoirs de liquide de frein, généralement injectés en polypropylène et soudés, doivent résister à des tests d’éclatement qui peuvent dépasser 40 bars !

Quel futur pour le véhicule thermique ?

Si le véhicule électrique est coutumier des manchettes des quotidiens, son expansion, limitée par des questions géologiques (extraction du cobalt, du lithium), environnementales et énergétiques (cycle de vie, production de l’électricité de manière décarbonée), et géopolitique (monopoles notamment liés aux terres rares), pose encore de nombreuses questions. De fait, sur les 80 millions de véhicules produits chaque année dans le monde, moins de 2% cèdent aux sirènes de l’électricité. Loin d’être condamné, le véhicule thermique doit donc en revanche s’adapter, notamment en abandonnant progressivement les carburants fossiles au profit de carburants issus de la biomasse, et en réduisant leur compétition avec les filières agricoles traditionnelles. Les nouvelles dénominations des carburants, inaugurées en fin d’année dernière, confirment cette tendance à la complexification. Une situation qui n’épargne pas une certaine confusion à l’automobiliste.

Prévenir les nouveaux risques, l'enjeu d'une automobile

Il faut dire que dans le domaine du carburant, les évolutions économiques, environnementales et sociétales dictent volontiers les axes d’innovation. A la fin des années 90, la généralisation de l’injection directe essence et de la rampe commune a entraîné l’essor du diesel, déjà largement favorisé par la fiscalité depuis plusieurs décennies. Aujourd’hui confronté au ressac du gazole, accablé par une taxation accrue, le marché se rééquilibre en faveur de l’essence, des agro-carburants comme l’éthanol E85, et bien plus marginalement, de la propulsion électrique. Bien évidemment, ce chassé-croisé n’est pas sans conséquence sur l’automobiliste, et l’alternance des modes de carburations n’est pas sans provoquer des erreurs de carburant. La plus fréquente ? Celle qui consiste à remplir de sans-plomb, le réservoir d’un véhicule diesel. En effet, le diamètre du pistolet essence, plus réduit, s’introduit aisément dans la tubulure diesel, alors que l’inverse est impossible. Une méprise très fréquente, mais lourde de conséquences : grippage, casse moteur, ou encore incendie du filtre à particules font partie des risques principaux, si une purge préventive du réservoir n’est pas rapidement pratiquée.

Contre l'erreur carburant, le Twiwt&Clap s'impose !

Conscient de cet enjeu, MICROTECHNIC a dégainé l’an dernier une solution simple mais efficace : le détrompeur TWIST&CLAP. Fort d’un principe inédit, qui fait aujourd’hui l’objet de plusieurs brevets, il prévient efficacement toute erreur de carburant. Verrouillé au repos, le mécanisme ne libère l’accès qu’au seul pistolet Diesel, dont le diamètre spécifique est reconnu de manière infaillible par le TWIST&CLAP. Basé sur l’expansion radiale d’une spirale et sur la rotation d’un clapet, ce dispositif s’illustre par son surprenant dépouillement : 3 pièces seulement, et une légèreté record de quelques grammes. « La simplicité est la sophistication suprême », sourit Vincent GONIN, le directeur de l’Innovation de MICROTECHNIC, en citant Léonard de Vinci. Une nécessité, surtout, sur un marché automobile tiré par l’allègement et la recherche de prix toujours plus attractifs.

2019 rifter microtechnic

Le marché utilitaire : l'épreuve du feu ! 

Ces caractéristiques avantageuses ont rapidement suscité l’engouement des constructeurs. En première mondiale, le fameux TWIST&CLAP a ainsi franchi en mars 2018 les portes de la série chez le géant PSA, équipant notamment les ludospaces Peugeot Rifter, Citroën Berlingo et Opel Combo. Un galop d’essai qui a permis à l’architecture inédite du TWIST&CLAP de faire la preuve de sa robustesse et de sa fiabilité, sur un segment utilitaire très diéselisé et particulièrement féru de solidité. Fort de cette épreuve du feu, le TWIST&CLAP débarque aujourd’hui en force sur plusieurs autres nouveautés européennes. Parmi celles-ci, citons pêle-mêle l’espiègle crossover DS3 Crossback, qui étrenne la toute nouvelle plate-forme CMP du groupe franco-allemand. Destinée à équiper les futures citadines du Groupe (segment B), mais aussi les berlines et SUV compacts (segment C), cette plate-forme ouvre au TWIST&CLAP des perspectives prometteuses. UNE OFFENSIVE À GENÈVE ! Star incontestée de l’imminent Salon de Genève, la nouvelle Peugeot 208, dont la ligne élancée et les porte-à-faux réduits exploiteront les nouvelles possibilités de la plate-forme CMP, choisira également la toute dernière évolution du TWIST&CLAP. Il en sera naturellement de même pour sa cousine germanique, la citadine Opel Corsa et son alter-ego Vauxhall, ainsi que pour les futures Citroën C3, compacte C4, et berline premium DS4. Plus largement, une bonne demi-douzaine de citadines, berlines, SUV et monospaces ainsi gréés devraient débouler sur les routes dans les prochains mois. Pour autant, le bureau d’étude ne s’endort pas sur ses lauriers. De plus en plus léger, mais surtout de plus en plus compact pour s’adapter aux exigences sans cesse renouvelées des stylistes, le TWIST&CLAP verra bientôt sa géométrie évoluer sensiblement pour intégrer de nouveaux aménagements inédits.

TWIST&SLIDE : de plus en plus léger et astucieux

Les étagères de l’équipementier recèlent ainsi de nouvelles trouvailles. Prête à débouler en série, la seconde génération, dénommée TWIST&SLIDE, s’illustre ainsi par de nombreuses nouveautés : géométrie, assemb l a g e , m o d e d e démoulage ont ainsi fait l’objet d’optimisations multiples. De quoi conserver une longueur d’avance sur un marché mouvant, en évolution constante. Il faut dire que l’horizon est prometteur. Si le diesel s’érode, les véhicules essence, portés par la conjoncture, devraient bientôt franchir le pas du détrompage et s’équiper des TWIST&CLAP. En effet, la multiplication prévisible des carburants (diesel, biodiesel, essence sans plomb, éthanol E85, GPL…) et des additifs (AdBlue/Urée) devrait déboucher sur des pistolets encore plus diversifiés, amplifiant le risque d’erreur. Surtout, à l’heure où les vols de carburant explosent, son utilisation comme dispositif d’anti-siphonnage se développe, pour les véhicules essence comme pour les diesel.

A la conquête de nouveaux marchés

Sans nul doute, ce détrompeur a décidément plus d’un tour dans son sac ! Mais les tubulures ne sont pas en reste : plus étanches, notamment vis-à-vis des benzènes et des oxydes d’azote, plus respectueuses de l’environnement, elles font également l’objet de développement encore confidentiels, qui déboucheront très prochainement en série. Pour l’heure, le bureau d’études de l’équipementier cultive une discrétion toute monégasque sur la nature exacte des futures avancées. Mais les confidences des ingénieurs laissent à penser que matériaux élaborés, additifs sophistiqués, nouvelles technologies de soudure et de surmoulage, et interfaces complexes feront assurément partie du programme…